accoord

 

La FEDERATION en quelques mots

HISTORIQUE

Constituée le 13 juin 1992, l’Association Sans But Lucratif A.C.C.O.O.R.D (Association des Centres de Coordination de Soins et Services à Domicile situés en Communauté Française) est l’aboutissement de plusieurs années de mobilisation en vue du regroupement de comités locaux d’origines diverses en une seule et même association.

Dès 1987, un Bureau Technique est constitué en vue de rassembler des informations et susciter des contacts entre des ASBL de coordination médico-sociale d’initiative privée et publique sur l’ensemble du territoire de la Communauté française et le Groupement des Fédérations et Associations de Généralistes. Lancé au début des années 80, ce groupement est le fait d’acteurs multidisciplinaires proches de la réalité socio-médicale d’une entité, d’un quartier, d’une ville ou d’une sous-région. Ces structures vont ainsi établir des contacts entre elles et échanger leurs expériences, surtout par l’intermédiaire des travailleurs de terrain, les coordinateurs.

En 1989, une refonte du Bureau Technique va aboutir à la création de l’Association des Coordinations de Soins et Services à Domicile dont voici le texte de référence commun: "Les Coordinations de Soins et Services à Domicile de la Communauté française de Belgique, réunies à Liège le 09/09/89, ont décidé de créer une Association de fait dont le présent texte, approuvé à Charleroi le 16/12/89, sera la référence. Cette association a pour objectif de réunir et de développer des Coordinations de Soins et Services à Domicile dans le respect du libre choix du patient et du pluralisme de tous les intervenants concernés, qu’ils soient de la branche médicale, paramédicale ou sociale.
La coordination portera globalement tantôt sur les soins de manière à assurer un lien et une meilleure collaboration entre les divers prestataires, tantôt sur les services pour utiliser au mieux les différents services présents sur le terrain et dans l’entourage du patient, tantôt sur les deux pour réaliser un véritable maintien à domicile centré sur les besoins réels du patient."

En 1992, elle prend le statut juridique d’Association sans but lucratif sous le nom de A.C.C.O.O.R.D. pour fédérer plus de 30 Centres de Coordination de Soins et Services à Domicile situés en Communauté française. L’ASBL se structure en cinq zones géographiques (Brabant Wallon/Bruxelles, Hainaut, Namur, Liège et Luxembourg). Ces Comités provinciaux élisent eux-mêmes leurs représentants au Conseil d’Administration en désignant 4 personnes de façon la plus paritaire possible (un représentant du médical, paramédical, social ainsi qu’un coordinateur). L’Assemblée Générale, composée d’associations, est chargée d’entériner les candidatures proposées par les Comités provinciaux.

En 1995, elle couvre une population de plus ou moins 1 500 000 habitants et le nombre d’équivalents temps-plein coordinateurs est de 35 pour l’ensemble de la Région wallonne et bruxelloise.

Depuis 1995, l’activité n’a pas cessé d’augmenter, de s’intensifier, de se complexifier, faisant face à des situations sociales toujours plus difficiles.

Entre temps, la fédération obtient un subside ponctuel de fonctionnement, qui lui permet de se donner un minimum de moyens que pour mener à bien ses missions :

  • Apporter le soutien logistique nécessaire aux centres de coordination de soins et services à domicile, membres de la fédération ;
  • Informer régulièrement ces centres de coordination de soins et services à domicile sur la réglementation ;
  • Veiller à l’organisation de la formation continue du personnel d’accueil et de coordination ;
  • Assurer la représentation politique des membres.

Progressivement, l’énergie et la mobilisation des premières années tendent à se transformer, et à diminuer dans certains cas. Ce qui liait les Centres au départ de ce regroupement de comités locaux, semble ne plus être aussi vivant qu’alors. De plus, certains PO se renouvellent et parfois, c’est toute l’histoire des Centres et du lien à ACCOORD qui disparaît dans l’oubli.

Pour ces raisons, le souhait de la fédération ACCOORD était de pouvoir retourner vers les Centres et retisser ces liens progressivement distendus. Les moyens et le temps faisaient cependant défaut.

C’est en septembre 2005 que la décision est prise d’engager un sociologue à mi-temps, et ce avec deux objectifs :

  • Professionnaliser la réalisation des missions qui incombent à la fédération ;
  • Retourner auprès des Centres, leur donner la parole et les inviter à faire part de leurs critiques et de leurs attentes pour l’avenir de la fédération ACCOORD et des Centres affiliés. Cet objectif devait en alimenter un second : permettre d’identifier les priorités quand à la professionnalisation de la fédération.

 

L'EQUIPE

à compléter

 

Qu'est-ce que la fédération et ses valeurs?

Les Centres affiliés à la Fédération ACCOORD

S’ENGAGENT A RESPECTER LE PLURALISME

C’est-à-dire qu'ils sont ouverts à toutes les tendances philosophiques, idéologiques et font preuve d’une motivation de collaboration avec tous sur le plan local. Cela signifie que les Centres doivent permettre à chacun d’introduire sa candidature, quelle que soit la tendance qu’il représente.

PRIVILEGIENT LA MULTIDISCIPLINARITE

C’est-à-dire qu'ils sont ouverts à toutes les professions médicales, paramédicales et sociales. Tous les prestataires de soins et de services concernés peuvent donc poser leur candidature à l’organe de gestion d’un centre de coordination.

GARANTISSENT LE LIBRE CHOIX

C’est-à-dire qu'ils respectent le libre choix du patient quant aux prestataires de soins et de services nécessaires à ses besoins.

ENTENDENT PRESERVER L'INDEPENDANCE DU COORDINATEUR

C’est-à-dire qu’il ne doit pas exister de lien de subordination vis-à-vis des prestataires de soins et de services. Il est donc tenu à informer le patient de toutes les possibilités présentes sur le territoire couvert par le centre de coordination.

La charte

Valeurs partagées par les centres ACCOORD

Pour les centres ACCOORD, l’action de coordination doit s’organiser autour de quatre grands axes.

Nous considérons

que le décloisonnement est une des finalités de la coordination. Il faut partir du besoin du patient auquel il faut répondre par une approche globale et multidisciplinaire, c’est-à-dire impliquant un maximum de représentants de différentes professions. L’harmonisation des pratiques entre prestataires de soins et de services, toutes tendances confondues, doit rester l’objectif prioritaire de la coordination. L’usager ne peut en aucun cas être "pris en otage" par un acteur médico-social en particulier, ceci pour éviter le recloisonnement en fonction de clivages institutionnels, d’intérêts privés ou d’influences partisanes.

Nous pensons

qu’un Centre de coordination doit être organisé à l’échelon local, c’est-à-dire en fonction des affinités d’une entité, d’un quartier, d’une ville, voire d’une sous-région. Cette prise en compte des sensibilités locales, de la spécificité d’un territoire ainsi que de la population-cible nous paraît fondamentale. La tendance actuelle d’extension de centres de coordination opérant sur de vastes territoires nous paraît à ce titre peu crédible car peu reliés à une réalité locale. Pour éviter le gaspillage et la dispersion, il importe de rassembler au sein d’une unité fonctionnelle locale tous les intervenants d’un même secteur. La coordination doit donc établir des synergies plutôt que de verser dans le clientélisme partisan par un fonctionnement auto-centré.

Nous défendons

l’option qualitative dans le sens où la volonté d’efficacité, voire de rentabilité, ne doit pas faire passer au second plan la qualité humaine dans notre travail de coordination, difficilement quantifiable. La coordination, pour donner une réponse globale aux besoins du patient, doit rester souple dans son fonctionnement. Cette souplesse vise à permettre à l’ensemble des prestataires de travailler de façon plus adéquate et cohérente afin d’offrir aux bénéficiaires un accompagnement médico-social global. Le Centre de Coordination est un lieu de communication destiné à valoriser le travail et la spécificité de chacun des intervenants dont la collaboration et l’harmonisation sont garanties par des conventions dans le respect des systèmes de rémunération et de la déontologie propre à chaque profession.

Nous veillons

au respect de la personne en stimulant la participation du patient et/ou de sa famille dans le processus de coordination. Le patient reste l’élément central de notre action qui doit lui permettre de préserver son autonomie, sa dignité et son désir. Autrement dit, il ne faut pas se substituer au patient en limitant sa liberté de choisir ce/ceux qu’il considère comme nécessaire à son maintien à domicile ni accroître sa dépendance au profit de quelques logiques institutionnelles ou d’intérêts privés que ce soit.

Cette Charte a été approuvée à l’Assemblée Générale de ACCOORD du 26 mars 1994

Siège social : boulevard Zoé Drion 1(2ème étage) - 6000 Charleroi 071/33.11.55
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